Honoré de Balzac

TITRES

 

Honoré Balzac dit de Balzac, fils de Bernard-François Balssa (le nom Balzac est emprunté à une vieille famille noble, les Balzac d'Entraigues, la famille commencera à faire usage de la particule en 1802), et d'Anne-Charlotte Sallambier, né à Tours le 20 mai 1799 et mort à Paris le 18 août 1850, est le plus grand écrivain français de la première moitié du XIXe siècle, maître incontesté du roman réaliste.

Il élabora une œuvre monumentale, la Comédie humaine, cycle cohérent de plusieurs dizaines de romans dont l'ambition est de décrire de façon quasi-exhaustive la société française de son temps, ou, selon la formule célèbre, de faire « concurrence à l'état-civil ». Il n'hésitera pas, en pleine monarchie libérale de Juillet, à afficher ses convictions légitimistes.

Biographie

Honoré de Balzac est né à Tours le 20 mai 1799. Il vient d'une famille bourgeoise. Il est le fils d'un ancien secrétaire du conseil du roi. Il étudia au collège de Vendôme.

En 1819, il est reçu bachelier en droit. Ne désirant pas devenir juriste, il s'intéresse à la philosophie et bifurque vers la littérature. Balzac écrit une tragédie qui lui vaut le conseil d'abandonner la littérature. Il écrit alors des romans mineurs sous divers pseudonymes. En 1822, il devient l'amant de Laure de Berny qui l'encourage et le finance. Honoré Balzac se lance dans l'imprimerie de 1826 à 1829 et subit un échec financier. Il se remit à écrire, mais en adoptant une manière toute nouvelle, qui le conduisit rapidement au succès.

En 1825, amant de la duchesse d'Abrantès, Balzac est introduit dans les salons à la mode. Il séjourna à L'Isle-Adam en 1827. Pour lui, cette ville était son Paradis Terrestre. Son roman Les Chouans, publié en 1829, est un premier succès. Balzac collabore à différents journaux et sa production littéraire s'accélère.

À la même époque, voulant se faire passer pour noble, il s'arroge une particule. Malgré ses dettes nombreuses, il mène la vie de luxe et d'excès dont il a toujours rêvé : vie mondaine, amours, quantités effarantes de cafés et nuits entières à écrire. Il donne en 1830, sous son vrai nom cette fois, la Physiologie du mariage, vive satire de l'état conjugal qui assura sa réputation ; il ne cessa depuis de produire des romans et des nouvelles qui furent lus avec avidité.

En 1832, Balzac reçoit la première lettre de l'étrangère, la comtesse Hanska. C'est le début d'une liaison de dix-sept ans, entrecoupée de longues séparations, mais soutenue par une correspondance assidue.

Vers 1837, de nouvelles entreprises coûteuses multiplient les dettes de l'écrivain. Il doit déménager, emprunter de faux noms et se cacher pour échapper à ses créanciers. Sa production littéraire est moins intense.

En 1841, Balzac érige le projet monumental de la Comédie humaine. Son ambition est de tracer un portrait de la réalité sociale et historique de son époque à travers l'ensemble de ses romans en décrivant mœurs et caractères qui la représentent. Il retravaille ses oeuvres et fait réapparaître certains personnages pour créer une œuvre unique et colossale.

La mort du comte Hanski permet à Balzac d'espérer épouser son amante, mais il doit attendre neuf ans avant d'exaucer son vœu. Sa santé se détériore. En 1847 et 1848, Balzac séjourne en Ukraine chez la comtesse. De plus en plus souffrant, enfin riche et célèbre, Honoré de Balzac épouse Mme Hanska en Ukraine le 14 mai 1850 et les époux s'installent à Paris le 21 mai. Balzac, agonisant, appelle à son chevet le docteur Bianchon, célèbre médecin de la Comédie humaine, un de ses propres personnages. Il meurt le 18 août à l'âge de 51 ans.

Les romans

On trouve selon Marie Nicolas Bouillet dans la plupart de ses romans, avec un intérêt vif et soutenu, un style pittoresque et original, quoique peu correct et quelquefois de mauvais goût, une profonde observation des mœurs, une vérité de description frappante, ainsi qu'une grande subtilité d'analyse. Il a crée des types qui resteront : il a surtout excellé à dépeindre la femme et à saisir les ridicules de la bourgeoisie ; mais il s'est surtout appliqué à exposer les déviances de la société. Il a, en outre, adopté le ton d'un homme sans principes fixes, se montrant alternativement, et comme indifféremment, moraliste sévère, critique rêveur ou cynique effronté.

Principaux ouvrages

Les Chouans, 1829
Sarrasine, Novembre 1830
La Peau de chagrin, 1831
Le Médecin de campagne, 1833
Eugénie Grandet, 1833
La Duchesse de Langeais, 1834
Le Père Goriot, 1834
Le Colonel Chabert, 1835
Le Lys dans la vallée, 1836
la Messe de l'athée, 1836
César Birotteau, 1837
Illusions perdues (I, 1837; II, 1839; III, 1843)
La Rabouilleuse, 1842
La Cousine Bette, 1846
Le Cousin Pons, 1847
Splendeurs et misères des courtisanes, 1847